Comme le rapportait La Presse hier après-midi, après Québec, c'est au tour d'Ottawa d'appuyer le projet Rabaska, qui prévoit l'implantation d'un port méthanier à Lévis.
Le Bureau du conseil privé a en effet annoncé le décret donnant l'aval au projet.
Rappelons qu'en octobre dernier, le gouvernement Charest a autorisé officiellement l'implantation d'un port méthanier à Rabaska, un projet estimé à environ 800 millions de dollars. L'annonce avait été faite par la ministre de l'Environnement, Line Beauchamp, et le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard. On prévoit que ce port accueillera environ 60 méthaniers par année.
Le ministre Claude Béchard en appelle au sens civique de la pétrolière Ultramar pour qu'elle renonce à refiler aux consommateurs sa contribution au Fonds vert du gouvernement Charest.
En point de presse mardi à l'Assemblée nationale, le ministre des Ressources naturelles a répliqué à la direction d'Ultramar qui a menacé la veille, dans une lettre expédiée au premier ministre Jean Charest, de transférer aux automobilistes la nouvelle "taxe verte" sur l'essence.
QUEBEC - Les opposants au projet de port méthanier Rabaska, à Lévis, tiendront une autre manifestation dimanche après-midi face devant le parlement, à Québec.
Les manifestants, qui proviennent d'une vingtaine de groupes dont QuébecKyoto et Greenpeace, dénoncent la décision du gouvernement Charest d'approuver le projet. Ils estiment que ce projet aura de graves répercussions sur l'environnement.
QUEBEC - Malgré une forte opposition des groupes environnementaux, le gouvernement Charest a donné mercredi le feu vert au controversé projet de port méthanier Rabaska, à Lévis.
Les ministres de l'Environnement, Line Beauchamp, et des Ressources naturelles, Claude Béchard, ont justifié le décret adopté par le conseil des ministres en signalant que la construction du terminal entraînera un investissement privé de 840 millions $ et la création de 5000 emplois.
Le gouvernement de Jean Charest a levé, hier, le dernier obstacle au controversé projet de port méthanier Rabaska, en retirant le dossier des mains de la Commission de protection du territoire agricole.
De nouveaux délais dans l'analyse de ce dossier pourraient entraîner la mort du projet, a soutenu hier le ministre des Ressources naturelles, Claude Béchard. «Dans trois mois, dans six mois, peut-être qu'il va être trop tard, qu'il n'y aura plus de source d'approvisionnement en gaz naturel. Ceux qui ont ce gaz-là, en Russie, en Algérie, sont présentement dans une période où ils négocient, où ils signent, et il y a beaucoup de demandes.»