Les cyanobactériesest le nom scientifique que l'on donne aux algues bleues qui flottent à la surface des étangs. Les premières espèces identifiées étaient de couleur bleue, et c'est de là que les algues tiennent leur nom.
Ces dernières se forment dans les eaux peu profondes, tièdes et calmes ou immobiles. Elles sont composées de cellules, qui peuvent contenir des poisons, les toxines cyanobactériennes. Une masse de cyanobactéries dans l'eau est appelée fleur d'eau ou parfois prolifération. Lorsque cette masse monte à la surface de l'eau, on l'appelle écume bleue. Elles surviennent généralement pendant les mois chauds d'été et sont plutôt répandues dans les prairies.
Le sol est indispensable aux activités humaines, d'où l'importance de veiller à son utilisation durable. Il remplit quatre fonctions principales (Université de Moncton, 2005):
biologique, puisqu'il abrite de nombreuses espèces animales et végétales;
alimentaire, puisque le sol accumule certains des éléments nécessaires à la vie (calcium, potassium) et les met à la disposition des plantes et des animaux, en plus de l'air et de l'eau;
de filtre, puisqu'il agit comme système épurateur qui transforme l'eau qui le traverse;
de support et de matériau, pour la construction des bâtiments, des routes, des barrages, des canaux et pour la poterie.
L'eau est un élément indispensable à la vie. Elle constitue 60 à 65% de la masse de tout être humain [1]. La Terre est la planète du système solaire où l'on trouve le plus d'eau en surface et dans l'atmosphère, d'où son nom de « planète bleue ». De plus, elle est la seule planète connue à ce jour où l'eau existe sous forme liquide. Ces conditions exceptionnelles ont participé à rendre possible le développement de la vie sur notre planète.
Malgré l'abondance d'eau sur terre, la ressource en eau douce est limitée. En effet, cette ressource indispensable à l'être humain ne constitue que 2,5% de l'eau couvrant la surface de la Terre. De plus, près de 70% de cette eau douce est inaccessible car prisonnière des glaces, sous forme gazeuse ou enfouie profondément dans le sol. Ainsi, moins de 1% de toute l'eau douce disponible sur terre peut être facilement utilisée pour répondre aux besoins de l'être humain.
En plus d'être limitée, la ressource en eau douce est aussi inégalement répartie à la surface de la terre. En 2000, 450 millions de personnes souffraient de pénuries chroniques d'eau dans 29 pays, majoritairement d'Afrique et du Moyen Orient. D'ici 2050, si les taux actuels de consommation, de croissance démographique et de développement se maintiennent, ces pénuries toucheront les 2/3 de la population mondiale (Agence canadienne de développement international, 2004).
Nous effectuons en moyenne 28 000 respirations par jour pour alimenter nos cellules en oxygène, élément indispensable à notre production interne d'énergie (Cybersciences, 2005).
L'air que nous respirons contient 21% d'oxygène et une majorité d'azote, sous forme inoffensive. Mais il contient également trop souvent des éléments indésirables dont les effets sur notre santé ne sont pas insignifiants.
En effet, au Canada, l'atmosphère semble avoir la faveur des pollueurs, probablement du fait de la difficulté à retracer leur origine une fois les polluants émis [2]. De tous les contaminants rejetés dans l'environnement en 2002, 92% ont été rejetés dans l'air. En hiver 2003, le Réseau de la qualité de l'air de Montréal a enregistré 35 jours de mauvaise qualité de l'air, c'est à dire dépassant 50µg de particules fines par mètre cube [3]. Or, chaque augmentation de 10µg par m3 de particules fines au delà de la norme de 25µg provoque une augmentation de 1% des hospitalisations [3]. À Montréal chaque année, 1500 décès sont attribués à la pollution atmosphérique, les enfants et les personnes âgées étant les plus touchés [4]. En 2000, une étude de l'Union Européenne a mis en évidence une diminution moyenne de 8,6 mois de l'espérance de vie, due à la pollution atmosphérique [5]. Une autre étude réalisée à New York a révélé que l'exposition prénatale à la pollution atmosphérique (issue du fonctionnement des véhicules motorisés en général) augmente de 50% le nombre de mutations chez les enfants les plus exposés, en plus de ralentir leur croissance [6].