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Désinfection par ozone des eaux usées Convertir en PDF Version imprimable Suggérer par mail

Ecrit par Mon Plan Vert, le 31-01-2008

Publié dans : Actualités, Eau


Fleuve MontréalLe maire de Montréal, M. Gérald Tremblay, a annoncé hier après-midi un grand pas dans l'amélioration de la qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent au bénéfice des Montréalais et des résidants en aval de la métropole. Le maire a expliqué qu'après des années d'analyses et d'expérimentation, le comité exécutif a entériné l'ozonation, comme le seul choix technologique approprié pour traiter les eaux usées de Montréal.


L'administration montréalaise accepte ainsi les recommandations d'un comité tripartite d'experts regroupant des représentants de la Direction de l'épuration des eaux usées de la Ville de Montréal, du ministère du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs (MDDEP) et du ministère des Affaires municipales et des Régions (MAMR). Créé en 1997, ce comité avait pour mandat de faire le point sur les enjeux de la désinfection des eaux usées à la Station d'épuration de la Ville de Montréal, d'effectuer une analyse comparative de divers procédés de désinfection et d'élaborer un plan d'action définissant les différentes étapes nécessaires vers la mise en place du procédé retenu.

« Je suis heureux d'annoncer une avancée majeure pour Montréal et le Québec en matière d'environnement et sur le plan de la gestion de l'eau. Aujourd'hui, mon Administration pose un geste responsable pour le fleuve et, plus globalement, pour l'environnement. Nous nous étions engagés à mener à terme la désinfection des eaux usées de Montréal, je vous annonce que nous sommes désormais en mesure d'aller de l'avant avec la technologie de l'ozonation », de souligner le maire de Montréal.

M. Sammy Forcillo, responsable des infrastructures, de la voirie et de la gestion de l'eau au comité exécutif de la Ville de Montréal, a renchéri. « Les recommandations du Comité sont hautement documentées et appuyées par des essais pilotes et des études d'impacts sérieux »,  a déclaré M. Forcillo. « Les travaux de recherche supplémentaires que nous avons autorisés ont fait que la solution que nous retenons, la désinfection à l'ozone, rencontre les exigences particulières des eaux usées de Montréal en plus d'être la technologie capable de traiter les produits émergents. En définitive, nous proposons une solution novatrice qui fera de Montréal une pionnière dans la désinfection des eaux usées par ozonation. »
 
La Station d'épuration des eaux usées de Montréal traite quotidiennement 2,5 millions de mètres cubes par jour, ce qui représente près de 50 % de toutes les eaux usées du Québec. Le procédé de désinfection retenu s'inscrit dans une vision à long terme, et prend en compte l'élimination des virus et des bactéries, des nouveaux composés en émergence, notamment les produits pharmaceutiques, de même que des agents tensioactifs (les détergents).


Dans l'élaboration d'une solution pour améliorer la qualité de l'eau du fleuve Saint-Laurent, la Ville avait mis en place un laboratoire afin de réaliser un programme de suivi écotoxicologique des eaux usées de la Station d'épuration, conjointement avec l'Institut national de la recherche scientifique (INRS-Armand-Frappier) et le Centre Saint-Laurent d'Environnement Canada. Ce programme visait au départ à établir l'effet des eaux usées de la Station sur le système endocrinien de la faune aquatique. Par la suite, les travaux d'analyse ont été associés au projet pilote afin de déterminer la technologie la plus « environnementalement » souhaitable quant aux différentes alternatives de désinfection, dans une perspective de suivi et de développement durable.

L'administration montréalaise a endossé les analyses des avantages et des inconvénients de chacun des systèmes de désinfection existant, ozone et UV, effectuées par le comité tripartite. Ainsi, en comparant la similarité relative des coûts des deux modes de désinfection, et considérant les bénéfices environnementaux associés à l'ozonation, celle-ci a été retenue pour la désinfection des eaux usées à la Station d'épuration de la Ville de Montréal.

Historique
Dès sa conception, la Station d'épuration de Montréal comprenait une phase de désinfection de traitement des eaux usées avant le rejet vers le fleuve Saint-Laurent. Le procédé était basé sur la chloration. Toutefois, ce type de désinfection a été proscrit à la fin des années 80 par le MDDEP puisque l'effet du chlore comportait un caractère nocif sur la faune aquatique et des risques pour la santé publique. Deux moyens de désinfection pour des villes d'envergure sont désormais admis par le MDDEP : l'irradiation par ultraviolet et l'ozonation. Le procédé par lagunage est aussi utilisé pour de petites concentrations urbaines.

Au cours des années, la Ville a développé des partenariats avec divers organismes universitaires et instituts de recherche afin de déterminer un mode de désinfection qui réponde aux caractéristiques particulières des eaux industrielles de Montréal et qui puisse également s'attaquer à la problématique des produits émergents que sont les produits pharmaceutiques. Ainsi, depuis 2005, des essais pilotes structurés et encadrés ont été menés afin d'évaluer l'efficacité des deux principales technologies de désinfection. Parallèlement, des études écotoxicologiques ont été réalisées pour évaluer les effets de ces méthodes sur la faune aquatique. Avec l'ozonation, les résultats sont probants car le procédé ne menace en rien la faune ou la flore.

Poursuite du dossier
Au cours des prochaines semaines, le rapport du Comité tripartite sera déposé au comité permanent du développement durable de l'agglomération et soumis en audience publique à l'hiver 2008. Ce dernier comité fera ensuite état de ses recommandations finales qui tiendront compte des avis émis en consultation.

Après cette étape, des essais additionnels seront menés afin de préciser les critères de conception et de réalisation de systèmes d'injection d'ozone, et d'établir le montage financier nécessaire pour négocier les ententes de financement avec le gouvernement du Québec. Les coûts estimés sont de l'ordre de 200 M$. Les coûts annuels anticipés d'opération de la désinfection à l'ozone pourraient se chiffrer autour de 9 M$ par année.

« C'est pour l'ensemble des Montréalaises et des Montréalais que nous passons à l'action. Notre choix d'investir dans un système de désinfection aura un impact majeur pour tous nos partenaires des régions en bordure du fleuve et de leurs résidants. Je pense également aux générations futures qui vont pouvoir bénéficier d'un fleuve en meilleur état », de conclure le maire Tremblay.


Dernière mise à jour : 31-01-2008

   
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