En 2006, le taux de récupération et de mise en valeur global, exprimé sur le potentiel de valorisation, est de 52 %, une augmentation de trois points de pourcentage par rapport à 2004. Ce qui veut dire que le Québec n'est plus qu'à 3 points de pourcentage de l'objectif fixé à 65 %.
La ministre du Développement durable, de l'Environnement et des Parcs, Mme Line Beauchamp, mentionne : «La performance actuelle du Québec en matière de récupération et de mise en valeur des matières résiduelles témoigne de progrès importants, qui sont le fruit des efforts mis en oeuvre par tous les partenaires engagés dans ces secteurs. Toutefois, il n'en demeure pas moins que nos actions devront s'intensifier afin de favoriser la progression du Québec vers les objectifs fixés à la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008 et à cet égard, nous sommes tous interpellés.» Des avancées importantes ont été réalisées, notamment en ce qui concerne la collecte sélective municipale et le secteur de la construction, de la rénovation et de la démolition (CRD). En effet, en 2006, la performance de récupération et de mise en valeur du système de collecte sélective municipale s'établit à 48 %. Cette amélioration marquée de la performance de ce système, à deux ans de l'échéance de 2008, favorise grandement l'atteinte de l'objectif fixé à 60 % pour 2008. Pour le secteur CRD, le taux de récupération et de mise en valeur pour 2006 est de 69 %, soit sept points de pourcentage de plus qu'en 2004. Ce secteur a atteint et même dépassé l'objectif fixé pour 2008, qui est de 60 % (l'objectif a été atteint en 2002). D'autre part, le taux de récupération et de mise en valeur du secteur industriel, commercial et institutionnel (ICI), sur le potentiel de valorisation, s'établit à 49 % en 2006, alors que l'objectif fixé à la Politique est de 80 %. La récupération des matières résiduelles dans ce secteur a tout de même évolué. En effet, 2 383 000 tonnes de résidus ont été mis en valeur en 2006, une augmentation de 144 000 tonnes comparativement à 2004, auxquelles il faut ajouter 80 000 tonnes provenant des petits commerces qui sont récupérées par la collecte sélective municipale. «Nous devons nous encourager des avancées constatées dans le secteur municipal et dans celui de la construction, de la rénovation et de la démolition (CRD), tout en gardant en tête les défis auxquels nous devrons faire face individuellement et collectivement dans les prochaines années. Des mesures concrètes devront être mises en place afin de permettre l'amélioration de la performance de valorisation du secteur ICI. Bien que l'augmentation de la génération soit principalement attribuable au secteur CRD, il faudra trouver des moyens de mettre plus d'emphase sur la réduction, notamment auprès des producteurs, tout en poursuivant la sensibilisation auprès des consommateurs.», précise pour sa part la présidente-directrice générale par intérim de RECYC-QUÉBEC, Mme Ginette Bureau. En effet, la génération de matières résiduelles s'est accrue de 14 % au Québec comparativement à 2004, pour un total de 12 952 000 tonnes de résidus générés dans les trois secteurs d'activités en 2006. Ce phénomène peut s'expliquer par la performance économique du Québec : le PIB a augmenté de 3,9 % entre 2004 et 2006 et les dépenses personnelles des ménages de 6,5 %, auxquels s'ajoutent tous les investissements d'infrastructures qui se continueront au cours des prochaines années. Pour plus de détails, les personnes intéressées peuvent consulter le document complémentaire joint, qui présente l'ensemble des faits saillants du Bilan 2006. Les résultats du Bilan 2006 de la gestion des matières résiduelles au Québec, de même que ceux de la Caractérisation des matières résiduelles du secteur résidentiel 2006-2007, permettent de mesurer la progression du Québec dans sa gestion responsable des matières résiduelles. Plus précisément, les conclusions de ces études permettent de parfaire les connaissances et de préciser les performances en termes de récupération et de mise en valeur des matières résiduelles au Québec, dans les secteurs municipal, industriel, commercial et institutionnel (ICI), ainsi que dans celui de la construction, de la rénovation et de la démolition (CRD). Ces deux études sont disponibles dans le site Internet de RECYC-QUÉBEC au www.RECYC-QUÉBEC.gouv.qc.ca. Rappelons que, conformément à la Politique, RECYC-QUÉBEC s'est engagée à produire à tous les deux ans un bilan de la gestion des matières résiduelles au Québec. Dans le cadre de son mandat et en soutien à la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008, RECYC-QUÉBEC oriente, met en oeuvre et coordonne des activités visant la mise en valeur des matières résiduelles en assurant la gestion de certains programmes, en développant les connaissances pertinentes et en mobilisant les différents acteurs afin de réduire la génération de matières résiduelles et de diminuer les quantités à éliminer. RECYC-QUÉBEC appuie et reconnaît les efforts des intervenants des différents secteurs et assure le suivi de l'atteinte des objectifs de la Politique québécoise de gestion des matières résiduelles 1998-2008. << Document complémentaire - Faits saillants du Bilan 2006
Performance globale du Québec ----------------------------- En 2006, le taux de récupération et de mise en valeur global, exprimé sur le potentiel de valorisation, est de 52 %, une augmentation de trois points de pourcentage par rapport à 2004. Ce qui veut dire que le Québec n'est plus qu'à 13 points de pourcentage de l'objectif fixé à 65 %. Un total de 6 235 000 tonnes de matières résiduelles ont été récupérées et valorisées en 2006, soit 1 300 000 tonnes de plus qu'en 2004. Les Québécois ont récupéré et mis en valeur presque autant de matières résiduelles qu'ils en ont éliminées en 2006 (6 235 000 tonnes récupérées et valorisées versus 6 717 000 tonnes éliminées). Pour ce qui est de la génération, elle s'est accrue de 14 % au Québec comparativement à 2004, pour un total de 12 952 000 tonnes de résidus générés dans les trois secteurs d'activités en 2006. Ce phénomène peut s'expliquer par la performance économique du Québec : le PIB a augmenté de 3,9 % entre 2004 et 2006 et les dépenses personnelles des ménages de 6,5 %. L'augmentation de la génération des matières résiduelles, bien qu'elle s'explique par la croissance économique que vit le Québec, demeure un défi auquel toute la société québécoise doit s'attaquer. Pour y répondre, de nouveaux moyens et projets axés sur la production et la consommation responsables, de même que la réduction à la source, devront être mis en oeuvre concrètement et de façon concertée, dans un avenir rapproché.
Secteur municipal ----------------- En 2006-2007, RECYC-QUÉBEC et Eco Entreprises Québec ont réalisé une étude de caractérisation des matières résiduelles du secteur résidentiel, en collaboration avec Dessau et NI Environnement. Au total, près de 8 000 foyers répartis dans 49 collectivités ont été échantillonnés, dans le but d'établir les quantités de matières résiduelles générées, éliminées et récupérées pour l'ensemble des foyers du Québec et leur composition par catégorie. Les données de cette nouvelle caractérisation, qui viennent remplacer celles de la caractérisation 1999-2000 réalisée par Chamard-CRIQ-Roche, servent également à définir les résultats et à préciser la performance du secteur municipal pour le Bilan 2006. Le taux de récupération et de mise en valeur pour ce secteur, sur le potentiel de valorisation, est de 32 % en 2006. Ce sont 958 000 tonnes de résidus (dont 80 000 tonnes provenant des petits commerces) qui ont été récupérés et valorisés dans ce secteur, dont 82 % de ce tonnage est constitué de papier/carton (45 %), d'électroménagers (26 %) et de matières organiques (11 %). Des augmentations importantes des quantités récupérées ont été notées pour le papier/carton, les électroménagers, les matières organiques, le verre, les métaux ferreux et les plastiques. Pour 2006, le taux de récupération et de mise en valeur des CRU de bière et de boissons gazeuses consignés est de 74 %, ce qui correspond à 41 000 tonnes de matières. En 2006, la performance de récupération et de mise en valeur du système de collecte sélective municipale s'établit à 48 %. Ce sont 530 000 tonnes (dont 80 000 tonnes provenant des petits commerces) de papier/carton, de verre, de métaux et de plastiques qui ont été récupérées et valorisées, sur un total de 955 000 tonnes potentiellement valorisables. Cette amélioration marquée de la performance de ce système, à deux ans de l'échéance de 2008, favorise grandement l'atteinte de l'objectif fixé à 60 % pour 2008.
Cela s'explique par les différentes mesures mises en place pour favoriser la récupération des matières recyclables au domicile, dont : -la mise en oeuvre du Régime de compensation pour les services municipaux fournis en vue d'assurer la récupération et la valorisation des matières résiduelles; -l'amélioration des services offerts par les municipalités (généralisation de la collecte de porte en porte, extension graduelle aux multilogements, modifications dans les contenants et les fréquences de collecte, plus de catégories de matières acceptées, etc.); -l'accroissement des activités d'information et de sensibilisation de la population (savoir quoi mettre ou non dans son bac, etc.), tant par les municipalités que par RECYC-QUÉBEC.
Secteur industriel, commercial et institutionnel (ICI) ------------------------------------------------------ Le taux de récupération et de mise en valeur du secteur ICI, sur le potentiel de valorisation, est de 49 % en 2006. Cette situation s'explique par le fait que les données de la Caractérisation des matières résiduelles du secteur résidentiel 2006-2007 ont permis de préciser les quantités de matières générées dans le secteur municipal à la baisse et, conséquemment, de revoir celles du secteur ICI à la hausse. La récupération des matières résiduelles dans le secteur ICI a tout de même évolué. En effet, 2 383 000 tonnes de résidus ont été mises en valeur en 2006, une augmentation de 144 000 tonnes comparativement à 2004, auxquelles s'ajoutent 80 000 tonnes des petits commerces récupérées par la collecte sélective municipale. De plus, entre 2004 et 2006, les quantités valorisées ont augmenté pour presque toutes les catégories de matières. Seules les quantités de métaux ferreux mises en valeur ont diminué; cela s'explique en partie par une meilleure distribution des électroménagers entre les secteurs municipal et ICI.
Dans ce secteur, les programmes mis en place pour les peintures et les huiles usagées, basés sur le principe de la responsabilité élargie des producteurs, ainsi que le programme de gestion des pneus hors d'usage portent fruits, comme en témoignent les performances suivantes : -taux de récupération et de mise en valeur de 88 % pour les huiles usagées, dépassant déjà l'objectif de 75 % fixé pour 2008; -taux de récupération et de mise en valeur de 60 % pour les peintures, en bonne voie d'atteindre l'objectif de 75 % fixé pour 2008; -taux de récupération et de mise en valeur de 88 % pour les pneus hors d'usage, l'un des plus élevés dans le monde. L'objectif de valorisation de 85 % fixé à la Politique pour cette catégorie de matières est atteint et dépassé depuis 2002. >>
Secteur de la construction, de la rénovation et de la démolition (CRD) ---------------------------------------------------------------------- En 2006, le taux de récupération et de mise en valeur du secteur CRD est de 69 %, soit sept points de pourcentage de plus qu'en 2004. Ce secteur est le seul à avoir atteint et même dépassé l'objectif fixé pour 2008, qui est de 60 % (l'objectif a été atteint en 2002). Un total de 2 894 000 tonnes de résidus ont été récupérées et mises en valeur, majoritairement des granulats d'asphalte, de béton, de brique et de pierre (2 272 000 tonnes), qui représentent à elles seules plus du tiers de toutes les matières résiduelles valorisées au Québec en 2006. La performance du secteur CRD est remarquable considérant la conjoncture favorable. De plus, la mise en application, depuis 2002, de la norme du Bureau de normalisation du Québec (BNQ) sur les agrégats stimule leur recyclage. La récupération des matériaux provenant des chantiers, ainsi que le régime de redevances exigibles pour l'élimination, expliquent également cette situation. Dernière mise à jour : 14-11-2007
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