Si l'usage des sacs de plastique était banni au Québec, ce serait quelque 2 milliards de sacs en moins distribués aux consommateurs, par année, et dispersés dans l'environnement. Un jour sans sac, est-ce possible ?
Le vendredi 21 mars prochain aura lieu «Le Jour sans sac», événement initié par le Festival mondial de la Terre. À cette occasion, la population et les commerçants sont invités à délaisser les sacs de plastique, pendant une journée, pour d'autres solutions plus écologiques. D'ailleurs, le Comité Environnement les Moulins (CEM) a décidé de se joindre à l’événement et invite les commerçants et les entreprises moulinois qui désirent poser des gestes concrets pour l'environnement à s'inscrire sur le www.festivaldelaterre.ca.
«Un Jour sans sac» a vu le jour en juin 2007 et s'inscrit parmi les nombreuses activités de sensibilisation auxquelles participent une vingtaine de pays. Prévu tous les jours d'équinoxe et de solstice (21 mars, 21 juin, 21 septembre et 21 décembre), ce projet vise à rassembler les commerçants, les entreprises et les citoyens afin de convaincre les gouvernements de voter une loi interdisant la distribution de sacs de plastique au Québec et au Canada.
D'ailleurs, le Parti Québécois a déposé, en 2005, le projet de loi 390 interdisant la distribution des sacs de plastique non biodégradables. De plus, une pétition de plus de 100 000 noms en faveur de l'adoption de ce projet de loi a été remise à l'Assemblée nationale du Québec, en juin 2006. Mais, rien n'a bougé, depuis. Certains ont même suggéré d’exiger une taxe de 20 ¢ par sac de plastique aux clients des commerces qui en demandent. Des gestes concretsIl est observé qu'il faut 400 ans à un sac de plastique pour se dégrader dans l'environnement. En fait, ils constituent 2 % du volume de déchets des sites d'enfouissement et il est impossible de les récupérer pour plusieurs centres de tri.
Afin d'encourager les consommateurs à modifier leurs habitudes, certaines municipalités et certains pays ont posé des actions concrètes en ce sens. La France interdira les sacs et emballages de plastique non biodégradables dès 2010. Plusieurs pays imposent même une taxe sur les sacs de plastique, dont l'Irlande qui, depuis 2002, a permis de réduire de 90 % leur utilisation. Au Canada, la municipalité de Leaf Rapids, au Manitoba, a adopté un règlement qui interdit la distribution des sacs de plastique par les commerçants, en 2007.
Au Québec, la Ville de Huntington est la première à avoir posé un geste en interdisant les sacs de plastique sur son territoire, en janvier 2008. Qu'en est-il dans la région moulinoise ? Il semble que des moyens ont été pris pour limiter la distribution des sacs de plastique.
En effet, depuis janvier dernier, le bulletin d'information mensuel Le Nouveau Mascouche est livré via Poste Canada aux résidants mascouchois. En février, ce geste signifiait 15 000 sacs de plastique en moins, mentionne-t-on à la Ville.
Pour sa part, la Ville de Terrebonne a également choisi cette solution pour distribuer son bulletin d'information mensuel, La Source. Des pamphlets d'information seront également encartés dans les journaux locaux. «Des discussions sont encore en cours concernant les documents plus volumineux, tel que le Cahier des loisirs», explique Jean-Luc Labrecque, conseiller municipal de Terrebonne et président de la Commission de la gestion et de l'entretien du territoire, de l'environnement et du patrimoine. Les commerçants dans la mireAlors que plusieurs supermarchés et commerces québécois ont fait place aux sacs réutilisables, d'autres ont décidé d'agir franchement. Ainsi, depuis février dernier, le supermarché Maxi à Sherbrooke a banni complètement la distribution des sacs de plastique. La Société des Alcools du Québec (SAQ) emboîtera le pas, dès décembre 2008, alors qu'elle n'offrira que des sacs réutilisables à ses clients. Qui sera le prochain à vider son sac ? Dernière mise à jour : 19-03-2008
|
|
|